Témoignages d'amis de Charles



Témoignage du Général Jean Bajard lors de la messe d'enterrement: Un témoignage pour Charles 


"Au paradis, il doit être très heureux"

« Un samedi soir alors que j'avais animé la messe, un jeune militaire m'aborde et, enthousiaste,
me parle d'un projet qu'il veut réaliser
avec moi
alors que je ne le connaissais même pas !
Motivé, Charles se présente et voyant qu'il connaissait mon grand frère
aussi militaire à Salon de Provence je décide de me lancer dans cette idée de groupe de prière même si je le savais largement plus motivé que moi ! Il a toujours gardé cet enthousiasme pour faire fonctionner le groupe et pourtant cela n'a pas été toujours facile car il a fallu rencontré le curé ce qui m'intimidais puisque moi, lycéenne de 16 ans, je n'y croyais pas beaucoup au début.

J' ai été agréablement surprise de voir combien ce groupe a fonctionné ( on a réussi à se retrouver a 25, je n'y aurai pas pensé !) Et puis c'était très agréable d’être deux ou trois toujours présents le mercredi soir ! Je me suis très bien entendu avec Charles et je garderai de supe
r souvenirs des répétitions où je jouais de la guitare et lui chantait! Et aussi lorsque l'on devait choisir les chants pour la semaine d'après, on ne pouvais s’empêcher de chanter tous les chants du carnet avant de se décider !

Aussi, après être allés à la conférence de l'abbé Grosjean, nous avons eu une super discussion au sujet des relations et de l'amitié. J'ai appris alors avec beaucoup d'enthousiasme que vous connaissiez très bien ce prêtre.

La pensée est très difficile à admettre que lorsque je prierai, adorerai le saint sacrement ou encore écouterai le topo d un prêtre, Charles ne sera plus avec moi. Mais même si je pense que moralement cela ne sera pas facile, en hommage à lui, je veux continuer ce groupe de prière, pour honorer le courage et la dévotion qu'il a mis à monter le groupe. Je sais aussi qu' il sera en fait encore avec moi dans la prière et je suis sure que, au paradis, il doit être très heureux. » 

Une amie de Charles


"Il m'a redonné confiance dans l'évangélisation"

Charles; Je ne le connaissais pas depuis très longtemps mais assez pour le considérer comme mon ami. C'est lui qui a créé un groupe de
prière
louange-adoration sur Salon avec les jeunes de la base et les jeunes de la paroisse de Salon. Quand nous nous a proposé de faire partit de l'animation de ce groupe avec nos instruments, Charles nous a accueilli bras ouvert. Il était protecteur envers nous, il nous envoyait les titres des chants, et vérifiait que nous ayons les partition. Et malgré toute mes fausses notes (et il y en a eu), il me proposé à chaque fois de revenir avec mon violon. Je n'oublierai jamais sa patience envers nous les "petites du groupe de prière", il attendait que nous trouvions la bonne partition avant de lancer un chant. Charles était très attentif envers nous tous, il vérifiait même si nous avions tous un carnet pour chanter. Et
puis à la fin de la veillée de prière, on discutait un peu, c'est là que j'ai appris qu'il était scout, et il m'a donné des conseils pour mes guides. Il m'a parlé de sa passion pour la montagne. Il m'a redonné confiance dans l'évangélisation, de ne pas avoir peur d'annoncer le Christ même au lycée. Quand l'abbé Grosjean est venu sur Aix, il nous a proposé de nous y emmener sachant que nous étions trop jeunes pour être motorisé. Je le considère comme mon grand frère dans la foi et je remercie le Seigneur d'avoir pu connaître un jeune comme Charles.


Je n'ai pas connu Charles très longtemps mais assez pour dire que c'était un garçon bien comme peu existe, affirmant ses convictions, voulant évangéliser la joie de connaître le Christ et voulant aider l'autre.
 
Une jeune du groupe de priere de Salon


 Raid Courrier Sud -Maroc 2013

 

« J’ai côtoyé et interviewé Charles dans un film sur le raid Courrier Sud 2013. Je l’ai rencontré pendant une semaine très exactement. J’ai vu sa douceur, sa discrétion mais aussi ses qualités d’endurance, sa disponibilité, son sens de l’équipe. »
 
Un organisateur de la course
 


Charles, tu étais une machine: Non content de faire les épreuves de course à pied (entre 12 et 20 km) tu prenais
le relais en vélo. Dont une étape ou tu finis...2nd ! Ou encore quand un coéquipier se cassa l’épaule c’est toi qui as pris le relais malgré les kilomètres accumulés dans la journée que ce soit en CO en Course-à-pied ou en Run and Bike.
De mémoire il y a une journée où tu as dû faire au moins une CO run and bike de 25 km suivie d’une course de vélo de 20 km.
Charles, tu étais un roc: Faire une Course à pied de 20km en binôme dans le désert étant assez facile, les équipes EOAA ont décidé de rallonger la boucle et se sont perdues en faisant finalement plus de 35 kilomètres sous le soleil du désert marocain. Evidemment les stocks d’eau dans les camelbags étaient insuffisants et il a fallu demander à boire aux locaux… une eau d’une pureté... douteuse. Nombreux furent malades mais pas toi, le lendemain c’était reparti et toujours avec le sourire!!
Charles, tu étais the star : d’une modestie exemplaire il a fallu que l’équipe des Aviateurs insiste pour que tu fasses l’interview de l’équipe menée par l’organisation. Ce que tu fis évidemment avec brillo.
 
Un de ses coéquipier


"Une promesse de Vie"

Cher Charles, merci pour la grâce de ton amitié ! 

 
Quel bonheur d’avoir pu découvrir un garçon dont le sourire si franc proposait une amitié simple et exigeante, celle qui mène à Dieu. 
Après notre rencontre à Hautecombe, (..) tu me proposais une rando avec deux autres amis
dans le Vercors! 
A quatre nous avons passé un we rempli de bonheur, où l’essentiel nous a réunis –certainement pas le goût des défis sportifs, avec celle que tu traînais derrière ! 
Mais nous contemplions les merveilles du Seigneur, et surtout nous chantions à pleine gorge dans les pentes, tout le répertoire scout et catho y est passé. 
Car tu adorais chanter, et je me souviens de cette soirée où alors que nous écoutions un chœur à Notre Dame de Paris, j’entendis une petite voix à mon côté, qui s’amusait à s’ajouter aux autres…

Ta patience, ton écoute bienveillante et attentive m’impressionnaient. 
Nos conversations revenaient souvent sur la question de mettre Dieu au centre de nos journées, malgré une vie d’étudiant ou plus tard de famille ; tu recherchais profondément la vérité, et souvent quelques semaines après tu me disais avoir réfléchi à notre discussion et avoir lu un bouquin ou un article pour creuser et mieux éclairer la question. 
C’est sûrement ton désir de se donner toujours plus à Dieu et à chacun, de ne pas gaspiller ses journées qui m’a le plus marqué : tu m’écrivais en effet en septembre : « j'ai souvent cette frustration de me coucher avec le sentiment de ne pas avoir fait assez dans la journée...pas assez appris, lu, servi, aimé..! ». 
Ton départ a ravivé en moi ce désir de me donner pleinement à chaque instant, car comme disait Sainte Thérèse que tu aimais tant, pour aimer Dieu sur la terre nous n’avons qu’aujourd’hui ! 
Alors Charles merci parce que tu as été et tu es une aide dans mon chemin vers le Seigneur, comme pour beaucoup je crois. 
Je t’ai rencontré le jour de la Résurrection du Christ, et tu nous as quittés la veille de Sa naissance… si ce n'est pas une promesse de vie ça !


Une amie de Charles

"Charles... merci de m’avoir sauvé".
 
Charles. 
On te surnommait le « Jésus promo » pour ton attachement et ton investissement dans l’aumônerie de l’école. Charles était une personne simple, juste, bienveillante et investie dans ses actions. Mais cela n’était que le Charles vu de l’extérieur.

Dans un monde où les valeurs, les convictions et les âmes se perdent, Charles faisait partie de ceux qui savaient où aller, où se diriger, et en quoi croire. En ce sens Charles était un être exceptionnel, c’était une lumière qui brillait, tout comme Jésus brille dans nos cœurs, mais que malheureusement tout le monde n’était pas capable de percevoir dès le début. J’ai découvert sa lumière l’année dernière, un peu avant Pâques, à un moment où j’errais dans l’obscurité la plus totale. C’est ainsi qu’il commença à me guider, tout comme le Seigneur nous guide tous. Et c’est à partir de ce moment-là que ma vie avait commencé à changer. Par le partage et la simplicité, Charles m’a transmis deux choses qui sont, de nos jours, incomprises, délaissées et oubliées: la liberté et l’amour. Charles m’a permis de retrouver la liberté, pas la liberté de pouvoir faire ce que l’on veut, mais la liberté qui nous permet de se détacher des choses qui n’ont pas tant d’importance que ça. Charles m’a fait découvrir la véritable valeur de l’amour, pas l’amour qui nous attire spontanément vers quelqu’un, mais l’amour qui permet de choisir : choisir de se laisser guider par Dieu, choisir d’aider son prochain, choisir de passer le reste de sa vie avec une autre personne. Le Seigneur, à travers Charles, m’a permis de me rendre compte de l’importance de ces deux choses sans lesquelles la vie n’aurait aucun sens. C’est pourquoi, Charles, je voulais te dire merci pour tout, merci de m’avoir accompagné, merci de m’avoir sauvé.

Son départ a été pour moi un choc immense. C’est comme si un guide me laissait plus tôt que prévu. Mais ce bouleversement a ensuit
e laissé place à un sentiment de paix. La paix que Dieu nous donne pour ne pas sombrer. La paix que Charles m’envoie pour ne pas m’inquiéter. Je n’ai qu’un regret, celui de n’avoir pas pu nous quitter sur une prière lors de notre dernière conversation sur Skype, à l’époque où j’étais au Japon. 

Mais je sais que Charles sera toujours parmi nous, toujours à nos côtés, comme Jésus, jusqu’à la fin du monde. Je sais que lui et son frère nous guideront à travers nos choix et notre vie. 

Parrain, Pierre, priez pour la paix de nos cœurs et de nos âmes, car nous prions aussi pour que Dieu vous accueille dans sa paix. 
Amen

Un ami de Charles


"Je n'ai côtoyé Charles qu'une petite demie-heure: Il m'a marquée à tout jamais".
 
Salon, mi-Septembre, le Père Niel, à qui j'ai rendu visite, me raccompagne à la gare. Arrive un jeune homme, beau, ouvert, rieur, chaleureux: Charles. Il partait à Grenoble rejoindre des amis pour une randonnée. Immediatement quelque chose en lui me frappe. Je me sens bien auprès de lui, en confiance.
A voir son aisance avec le "Padre" je comprends qu'il fréquente l'aumônerie. Nous partons dans la même direction, montons dans le même wagon. A ce très jeune homme, moi, maman de quatre enfants, de 10 petits-enfants, de 2 arrieres, je me confie à lui, lui parle d'un de mes petits-fils en particulier. Il m'écoute avec attention, me donne de très bons conseils, me promet de me donner des documents concernant le CheminNeuf. Il tiendra sa promesse. Je n'ai côtoyé Charles qu'une petite demie-heure: Il m'a marquée à tout jamais. Il était lumineux, il rayonnait (...). Je pense que Dieu nous envoie des messagers, des anges pour nous guider, nous montrer le droit chemin. Il ne nous les laisse jamais longtemps ...Je CROIS que Charles en était un ...
Je sais que la foi n'enĺéve pas la douleur. Aussi je vous assure de toute ma profonde compassion, de mes prieres. Vous savez que Charles et Pierre ne vous ont pas vraiment quittés, que ce seront eux désormais qui veilleront sur vous et vous le sentirez et vous le leur rendrez. Vous savez bien ! "L'amour ne passera jamais" nous dit St Paul...

Anne


"Charles rayonne encore parmi nous"

« Etant en première année à l'Ecole de l'air, j'ai eu la chance de rencontrer Charles à l'aumônerie. J'aurais tellement aimé avoir le temps de mieux le connaitre mais la vie en a décidé autrement... 
Souvent, je me demande pourquoi Dieu rappelle à Lui des jeunes qui auraient eu encore tant de belles choses à accomplir mais quand je regarde autour de moi, je vois que même sans être physiquement présent, Charles rayonne encore parmi nous et accomplit encore de belles choses.
Je pense très souvent à lui et je vais souvent sur le site pour lire les différents textes ou simplement regarder les photos, le sourire de Charles et Pierre... Presque à chaque fois il faut que j'essuie les larmes qui me brouillent la vue. Et je regarde les photos de Charles accrochées dans ma chambre, je lui souris et je lui demande de me pardonner de pleurer une fois de plus alors qu'il est heureux là-haut et qu'il n'y a donc aucune raison d'être triste.

Tout à l'heure, une fois de plus, je suis allée sur le site, sur la page des engagements et j'ai cliqué sur Chemin pour un grand Amour. J'ai commencé à lire ce très beau texte - qui me rappelle le livre de l'abbé Grosjean Aimer en Vérité - Je ne l'ai pas encore fini mais je compte bien prendre le temps d'achever ma lecture et de le partager.
C'est dans ces moments-là que je réalise à quel point c'est vrai que Charles est encore et pour toujours à mes côtés.

Notre vie ne s’arrête pas avec celle de Charles et de Pierre, nous sommes toujours en devenir. Dans la vie, le bouton "pause" n'existe pas, et le retour en arrière ou l'avance rapide non plus. Nous devons avancer au rythme du présent. Et je crois que Charles et Pierre sont aussi toujours en devenir car ils vivent encore au travers de nos vies et au travers de toutes ces petites graines qu'ils ont semées simplement et qui germent et vont germer doucement. »

Une connaissance de Charles


"sans s'en rendre compte , il endossait le rôle de père spirituel"
 
Je connaissais Charles de salon, étant de un an son ainé à l’École de l'air. Dernièrement notre relation s'était renforcé grâce à son initiative de monter un groupe de prière dans salon avec des lycéens, des jeunes professionnels et tous ceux qui souhaitaient partager un moment de louange, de partage et de convivialité.
Nous avons des enseignements à retenir de tous le monde, quelque soit son statut. Sans aucun doute j'ai appris beaucoup en croisant sa route. Charles était quelqu'un que je considérais avec le plus grand respect, car à salon il faisait parti de ceux qui n'ont pas peur d'assumer leur conviction dans un milieu parfois hostile à la religion.
Il endossait le rôle de père spirituel pour un certain nombre d'entre nous, sans pour autant s'en rendre compte, et par sa simplicité de vie, ses engagements, sa détermination et son amitié il était devenu un exemple.
Je retiendrai de lui son sourire, indestructible, tous les moments de partage en sa compagnie, à rigoler autour de la table du padré de la base, un sportif hors pair, un musicien, un frère scout façonné par ce style de vie, l'amitié d'un très bon ami.

Un camarade de Charles





"Charles m'a fait comprendre beaucoup de chose, il m'a ouvert l'esprit"

Je ne suis pas très doué pour l'écriture mais je vais faire de mon mieux. J'ai connu Charles au Lycée Militaire d'Aix-en-Provence, nous étions dans la même section. En première année, lors de la Préparation Militaire Découverte, nous avons partagé la même tente. En ce début d'année, nous apprenions à nous connaitre. Très vite, nos sujets tournèrent autour de Dieu - sujets que je n’arrivais absolument pas aborder avec mes autres camarades. A l'époque, je priais peu, je n'osais parler à Dieu, me sentant indigne de lui, mais Charles m'a fait comprendre beaucoup de chose, il m'a ouvert l'esprit. Il me rappelait à l'ordre lorsque je faisais preuve de dureté envers les croyants d’autre religion et d'intolérance envers autrui. Je n'ai jamais rien trouvé à lui reprocher. Le cœur sur la main, à son départ du Lycée Militaire d'Aix pour l’Ecole de l’Air, il m'avait offert un petit bouquin scouts et en me disant "Tiens, ça te servira a Saint-Cyr ", alors que je venais d'échouer aux concours ...L'année suivante, j'intégrais Saint-Cyr ! Il savait que je réussirais, il a toujours eu espoir.
Deux ou trois semaines avant son accident, je le contactais une nouvelle fois mais ce coup-ci...j'avais besoin d'un avis éclairé sur l'Amour. Aussitôt, il m'envoya un lien vers "Chemin pour un grand amour" dont il m'avait déjà parlé lorsque nous étions en classe préparatoire. Heureux de pouvoir aider, il me dit que je pouvais l’appeler n'importe quand pendant les vacances de Noel, pour lui poser toute les questions qui me viendraient à l'esprit. Je le remerciai aussitôt, une nouvelle fois.
Maintenant, je prie pour lui et son frère.

Un camarade de Charles

Charles dans son dernier mail à l’aumônerie : "Tout le monde a un besoin insaisissable d'Amour...pour nous chrétiens: Jésus...Plus nous pratiquons notre foi plus ce besoin devient sensible...se transforme en désir...de plus en plus ardent...qui nous rend heureux !


Dès son arrivée à l’Ecole de l’Air, Charles s’est immédiatement porté volontaire pour être le délégué aumônerie de sa promotion. Il s’y est toujours investi avec cœur, même lorsque sa charge de travail était importante. Charles était un jeune homme à la fois simple et humble qui rayonnait par son large sourire et la beauté de son âme. Il se montrait toujours fidèle à ses engagements, qui ne se limitaient pas à l’aumônerie catholique. Il a ainsi relancé la chorale de l’école, et apprenant qu’aucun chœur ne représentait l’armée de l’air à l’occasion du 14 juillet à Paris, il s’est manifesté auprès de ses supérieurs, et a pris à sa charge avec dévouement les répétitions d’un ensemble.
Charles était discret mais se montrait toujours à l’écoute de ses pairs et de leur questionnement. Charles était un exemple pour les élèves de première année auprès desquels il se montrait présent et bienveillant.
Très attaché au Padre qu’il taquinait affectueusement et à l’aumônerie, lorsque l’activité de cette dernière perdait un peu de son souffle, il nous motivait en nous incitant notamment à participer à l’office du matin, en insistant à juste titre sur ses bienfaits.
Charles était volontaire, au service des autres et faisait preuve de grande disponibilité pour animer des célébrations particulières, telle le mariage d’un élève l’été dernier.
La rigueur de sa pratique spirituelle était impressionnante. Il était toujours très animé par la foi, et manifestait le besoin d’être proche du Seigneur par différents biais comme la musique.
Très sportif, il participait aux différents challenges de l’école. Il aimait partager ses passions, la voile notamment et la montagne, grâce à laquelle il pouvait être en communion parfaite avec la nature et un peu plus près de Dieu.
Avant de nous quitter brusquement, Charles avait adressé un mail aux membres de l’Aumônerie, dans lequel il nous faisait quelques recommandations en chemin vers Noël, il nous disait, entre autre : "Tout le monde a un besoin insaisissable d'Amour...pour nous chrétiens: Jésus...Plus nous pratiquons notre foi plus ce besoin devient sensible...se transforme en désir...de plus en plus ardent...qui nous rend heureux ! "
Nous l’avons entendu et assurerons du mieux que nous pouvons notre mission.

Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, qu’il affectionnait particulièrement dit : « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la Terre ». Malgré le grand vide que Charles nous laisse nous gardons en mémoire son large sourire et sommes assurés qu’à présent il intercède pour nous.

Un très bon ami de l’aumônerie militaire.



Charles à une amie: ma mission est de «sortir dans le monde», partager ma Joie, ma Foi et servir mes frères!

Je vous envoie l'extrait d'une lettre que Charles m'avait envoyée (3 juillet 2014). En la relisant, il m'a semblé qu'il était bon de la faire partager; il me semble qu'elle est riche d'enseignement, et que ça peut être intéressant de pouvoir lire ses propres mots, d'avoir un aperçu peut-être de ce que les témoignages disent de lui! Soyez assurés de ma prière, dans la joie de Pâques

Une amie de Charles

Extrait de la lettre de Charles:

(...) En cette fête de st. Thomas n’ayons aucun doute sur la présence de Jésus à chaque instant, surtout dans l’épreuve… !
"Apres la discussion que nous avons eu à Paris la dernière fois, la question que tu posais sur les exemples de couples chrétiens saints- et la possibilité d’atteindre cette sainteté en couple- m’a aussi interpellé…du coup grâce a des textes et des livres  je me suis conforté dans une réponse…positive évidemment ! J’ai d’abord (re-) découvert le premier exemple de mariage chrétien, ce «foyer-pilote » qu’est Marie et Joseph ! A travers leur virginité Dieu nous fait comprendre la virginité de cœur, c’est-à-dire s’aimer de charité, avec la volonté d’appartenir à Dieu.(…) Comme n’importe quel couple, Marie et Joseph ont été soumis aux lois (Joseph est un travailleur, au service de ses frères), ils ont étés éprouvés physiquement et moralement sans toujours comprendre (fuite en Egypte, naissance de jésus, Jésus qui disparait au temple, douleur de Marie a la Passion du Christ…): «si les époux n’esquivent pas toute cette pédagogie divine » Dieu les conduit « a main forte et a bras tendu (psaume 136) sur la route de la sainteté » ! Plutôt encouragent non ?! et cet exemple n’est pas le seul: les bienheureux époux Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi ainsi que les parents de Ste Thérèse sont les derniers exemples mais souvent les deux conjoints contribuent à la sanctification de l’un des deux. Bon…je ne vais pas m’étendre sur ce sujet qui, comme la vie affective, pourrait m’occuper des heures !
De mon côté à Salon l’année se termine par cette semaine plutôt cool puisque je n’avais que la soutenance d’un mémoire à préparer, d’où le temps que j’ai pour lire, réfléchir, écrire et encore plus prier !!...parfois j’aimerais ne faire que ça de ma vie mais je sais que ma mission est de « sortir dans le monde », partager ma Joie, ma Foi et plus pratiquement servir mes frères en faisant mon devoir d’Etat !
« Nous te rendons grâce car tu nous as choisi pour servir en ta présence » Quelle parole réconfortante !!
(...)
Charles





Tu n'as pas ralenti le pas, tu as gardé le sourire et continué à marcher.

Charles, je ne vais pas prétendre que je te connaissais très bien, mais je te connaissais bien assez pour savoir que tu étais un gars génial, droit, généreux et courageux.
Je n'oublierai jamais le raid évasion, bien sûr c'est toi qui gérais la topo, tu étais de loin le plus apte du groupe à le faire. Nous avons pris un départ difficile d'ailleurs, à suivre ces petits chemins de vache qui apparaissaient sur la carte mais n'existaient pas du tout, bloqués au fond d'un thalweg, obligés d'escalader entre les arbres pendant une heure avant de retrouver notre route. Tu t'étais blessé au pied et pourtant, on ne t'a pas entendu te plaindre, pas une fois. C'est toi qui nous a guidés jusqu'à la fin et quand il ne restait plus que de la ligne droite avant l'arrivée, le groupe a commencé à accélérer, pressé d'en finir et de retrouver le bus. Ton pied te faisait mal et après plusieurs heures de marche, tu boitais franchement. Je marchais à ton niveau et je t'ai demandé si tu voulais que je dise aux autres de ralentir, après tout nous étions bientôt arrivés, autant ne trop forcer... Mais non, tu n'as pas ralenti le pas, tu as gardé le sourire et continué à marcher.
C'est comme ça que je me souviendrai toujours de toi, Charles.


Une officier èleve de l'Ecole de l'Air