Méditation avec Marie

Reçu dans la prière par un ami de la famille


JE VOUS SALUE MARIE

Te voilà, Marie, humble jeune femme attisant le feu ou préparant le repas dans ta petite maison de Nazareth.  Peut-être ai-je  heurté un caillou sur le seuil, où c’est toi qui m’a aperçu par l’entrebâillement de ta porte, toujours ouverte…tu tournes la tête et me regardes avec grande douceur, un sourire subtil illumine ton merveilleux visage, tes mains sont ouvertes pour m’accueillir. Je me prosterne devant toi, sans pouvoir quitter ton regard.


PLEINE DE GRACES

Ce soir Marie, mon cœur est serré comme jamais, j’ai une boule dans le ventre, c’est un nœud d’incompréhension, de révolte, de peur et même de colère peut-être. Mais je vois dans tes yeux de maman que tu as déjà compris tout ce qui m’habite.

De tes mains émanent de discrets rayons de lumière, ce sont les innombrables grâces que nous oublions trop souvent de te demander. Ce soir je choisi et te demander la grâce dont j’ai le plus besoin : la confiance.

Marie pose sa main sur mon cœur, le nœud se défait déjà un peu.


LE SEIGNEUR EST AVEC VOUS

Mais comment donc le Seigneur est-il avec toi Marie ? Dans tes bras, en enfant joyeux ? Ou comme ce vendredi soir, inerte sur tes genoux au pied de la croix ? Humble maman, mais en toutes circonstances c’est toi qui porte le Christ ! Toi aussi tu as perdu ton enfant chéri, un glaive a transpercé ton âme. Tu as connu cette douleur immense, mais pure, car tu ne t’es pas révoltée, car tu es toute confiance et source de toute confiance…Merci de garder ta main encore quelques instants sur mon cœur…viens purifier ma peine.

VOUS ETES BENIE ENTRE TOUTES LES FEMMES

Quand l’ange de l’Annonciation est descendu du ciel, il a vu toutes les femmes d’un regard qui n’en a pourtant embrassé qu’une seule, toi, Marie. Tu es bénie à  la fois par Dieu et par tous les Hommes pour  le « oui », par lequel, déjà, tu portes la rédemption. Toujours la confiance,… ta douce main est toujours sur mon cœur.


ET JESUS, LE FRUIT DE VOS ENTRAILLES EST BENI

Mais pourquoi donc, après « fruit », ce mot rebutant d’ « entrailles » pour toi, Marie qui est toute douceur ? C’est  rude à prononcer,  et pourtant…n’est-ce pas là un mot parfait pour désigner l’immense mystère de l’incarnation ? Par toi Marie, c’est Dieu lui-même qui s’incarne en Jésus-Christ, et ce mot signifie, irrémédiablement, qu’il prend toute notre chair, tout notre sang et toutes nos larmes…Et nous le bénissons, car cette Vie, il nous la donne, entièrement,  et à chacun de nous en particulier,… et cette Vie est éternelle par sa résurrection,  et  nous la contemplerons dans l’adoration cette nuit.


SAINTE MARIE, MERE DE DIEU

Les soldats ont pris le corps de ton Fils pour le mettre au tombeau.  Et la maman de douleur s’est aussitôt redressée.  Sainte Vierge Marie, tu es à présent debout, dans toute ta gloire de Mère de Dieu. Ton visage toujours doux, affiche une résolution nouvelle. Car tu es entrée, la première, dans l’espérance de la résurrection. Tu regardes l’apôtre Jean, hébété et agenouillé devant la croix nue. « Femme, voici ton fils ». Tu poses ta main sur sa tête. Et tu poses ton autre main sur ma tête, et des hauteurs du Golgotha tu regardes la ville de Jérusalem. « Femme, les voilà tous tes fils et tes filles ». Et te voilà, toi Marie, en cet instant précis, devenue toute force d’intercession auprès de Dieu, toute écoute et attention à nos prières.


PRIEZ POUR PIERRE ET CHARLES PAUVRES PECHEURS

Marie, face à la mort, notre plus humble prière est celle du bon larron. Et nous savons que si c’est toi qui demande à Jésus de se souvenir de Pierre et de Charles à l’heure de leur mort, alors sa réponse ne pourra être que : « En vérité, je vous le dis, dès aujourd’hui ils sont avec moi dans le Paradis ».


MAINTENANT ET A L’HEURE DE LEUR MORT

Le temps du Seigneur n’est pas le nôtre, il se confond dans l’infini. Nous te prions aujourd’hui Marie, et dans cette prière, nous comprenons que ce 24 décembre c’est toi qui as accueilli Pierre et Charles. Tu les as accueillis près de la porte grande ouverte de la crèche. Et, dans cette nuit du 24 décembre, avec les bergers de la montagne,  ils ont été les premiers témoins de l’Espérance immense du mystère de Noël.


AMEN

Marie, tu as dit à l’Ange : Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. Je t’en supplie Marie, aide-moi ce soir à dire ce même oui. Tu es la première de cordée de l’humanité : là où tu es passée, je sais que je peux également passer. Donne-moi un peu de ta foi.